Watanabe M, Mine S, Nishida K, Yamada K, Shigaki H, Matsumoto A, Sano T.

Salvage Esophagectomy After Definitive Chemoradiotherapy for Patients with Esophageal Squamous Cell Carcinoma:

Ann Surg Oncol. 2015 Apr 11. [Epub ahead of print]

Who Really Benefits from this High-Risk Surgery?

Etude mono centrique rétrospective de 63 patients ayant bénéficié d’une œsophagectomie de rattrapage pour carcinome epidermoide n’ayant pas complètement répondu a une radiochimiothérapie exclusive (RCTE) (n=43) ou ayant récidivé après réponse complète (CR) (n=20).

Le taux de morbidité globale était de 65.1% et le taux de mortalité de 7.9%. Le taux de résection complète R0 était de 73%. Aucun facteur n’était statistiquement associe a la mortalité postopératoire mais une résection R0 et un stade tumoral T (cT ou ypT) ≤2 étaient des facteurs indépendants de bon pronostic. Ces 2 facteurs sont d’ailleurs probablement corrélés puisque un stade cT ou ypT 1-2 était predicteur de resection R0.

Au total, il est confirme que l’œsophagectomie de rattrapage est une chirurgie a haut risque et apparait mieux tolérée et plus bénéfique chez les patients ayant eu une CR a la RCTE ou ayant une tumeur non localement avancée (T 1ou 2), avant ou après RCTE, qui permet d’envisager une resection R0.

Analyse : A DOUSSOT

Robb WB, Messager M, Gronnier C, Tessier W, Hec F, Piessen G, Mariette C, et al.

High-Grade Toxicity to Neoadjuvant Treatment for Upper Gastrointestinal Carcinomas :

Ann Surg Oncol. 2015 Feb 13. [Epub ahead of print]

What is the Impact on Perioperative and Oncologic Outcomes?

Etude multicentrique rapportant que la toxicité majeure (grade III et IV CTCA) (n=162/1293, soit 12.5%) du traitement néoadjuvant, aussi bien avant résection pour cancer de l’œsophage  (n=640) que pour cancer de la jonction œsogastrique ou de l’estomac (n=653), augmente la morbidité postopératoire et la mortalité postopératoire, réduit l’accès a un traitement  adjuvant et est significativement associée a une survie globale plus courte. Egalement, au contraire de ce qui est décrit dans le cancer du rectum, la toxicité majeure du traitement néoadjuvant ne corrélait pas avec un effet anti-tumoral plus important puisqu’elle n’était pas associée à une meilleure réponse tumorale à l’anatomopathologie, en comparaison aux tumeurs des patients n’ayant pas présenté de toxicité néoadjuvante majeure.

Alors que le traitement néoadjuvant dans les cancers œsogastriques a prouvé son efficacité en terme de survie dans plusieurs essais de phase III, sans apporter de morbi-mortalité postopératoire surajoutée évidente (Impact of neoadjuvant chemoradiotherapy on postoperative outcomes after esophageal cancer resection: results of a European multicenter study ; PMID= 25379847), il parait important d’en prendre en compte la toxicité comme un potentiel facteur pronostique et de développer des stratégies pour la prévenir au maximum.

Analyse : A DOUSSOT